Billets culinaires

L’Auberge de Beaulieu (Lausanne)

Réouverte le 8 mars 2019 après une grande rénovation, cette auberge est rapidement devenue une des places-to-be/eat lausannoises: l’ambiance, le cadre, les cocktails et la terrasse valent le détour.

Peuplée de bancs colorés, cette dernière est clairement un des points forts de l’endroit (même si elles n’est pas ensoleillée le soir, la réservation est recommandée). Si on a bien suivi des collaborations culturelles avec son voisin de gauche, la Collection de l’Art Brut, était prévues à la base. Une table de ping-pong, un babyfoot et une ligne de pétanque devraient débarquer avec l’arrivée des beaux jours, pour encore plus de coolitude.

A l’intérieur, la déco est graphico-vintage sur les bords, avec un doux mélange de bois, mini-carrelages colorés, peinture/teinture abstraite et affiches de Jean Dubuffet. En montant l’escalier en colimaçon, sous les combles, on découvre un sympathique  coin « salon » composé de mobilier design éclectique, qui fait un très bon coin privatisable pour les anniversaires, si jamais.

Niveau service, à chaque fois qu’on y est allé depuis fin 2019, c’était frais, pêchu et chaleureux, à la bonne franquette.

Pour un dîner un soir de mai 2021 en terrasse, on y a pris:

  • du baba ganoush (12 CHF), soit du caviar d’aubergines grillées au cumin et paprika fumé, radis fermenté et grenade, servi avec 2 ex-cel-lents pains pitakia maison.
  • en supplément pour finir le baba ganoush, on a pris un duo de pains frits maison (pas possible d’avoir des pains pitakia supplémentaires), bien crousti-moelleux. Zéro lights, mais si bons…
  • un cheeseburger (24 CHF), à base de boeuf suisse de chez Nardi (le fameux boucher de Cully), vieux cheddar, bacon, oignons caramélisés au balsamique, mayo maison au xérès, ketchup au chipotle, frites et saladine. C’était correct et généreux, avec un pain un poil sec ou manquant  un peu de sauce, et des frites épaisses (difficile de faire mieux que celles de Belga, maintenant qu’ils se sont installés à Lausanne en même temps)
  • le gateau au chocolat, à l’orange et fève tonka (12 CHF), roboratif

Les samedis et dimanches de 11h à 15h, des plats de brunch sont proposés entre 19 CHF (les pancakes) et 26 CHF (les crumpets au saumon fumé). A tester pourquoi pas, donc.

Est-ce qu’on y retournera? Volontiers, pour tester d’autres plats.

Note subjective: 15/20

Pour nos archives et souvenirs: voici les éléments de notre premier passage, en novembre 2019 (la carte a passablement évoluée depuis même si l’état d’esprit est resté similaire)

La carte est courte et propose des prix raisonnables (plats en majorité en dessous de 25 CHF). Pour le moins originale, elle fait la part belle aux cuisines du monde à base d’ingrédients locaux, avec une multitude de noms de plats en v.o. ou en anglais. Pour les non-spécialistes, on conseille donc de bien checker en amont les traductions des plats avant de passer commande (et partir en voyage).

Niveau service, c’était frais, pêchu et chaleureux, à la bonne franquette.

Pour un apéro-dîner à 4, on y a partagé:

  • des Aguas Frescas (5 CHF): une Agua de Panela (eau issue du jus de canne à sucre et citron) et une Agua de Limon & cia (citron, pamplemousse, herbes du jardin et fines lamelles de gingembre frais à croquer). Options intéressantes qui changent des sempiternels sirops, thés froids et jus pour les envies non-alcoolisées)
  • un tinto de verano (9 CHF), soit un mélange de vin rouge, limonade et citron. Cette boisson qui rappelle les vacances n’étant pas hyper répandue dans le coin, c’était agréable de la voir à la carte.
  • un houmous de lentilles rouges, dukkah, poivre d’Alep et huile d’olive (12 CHF), servi avec l’excellent flatbread/pain pita maison tout chaud. Sublimement moelleux à l’intérieur mais doré à l’extérieur avec une pointe de sel et d’huile, tip top.
  • 5 grosses croquetas de panais, pecorino râpé et yoghourt rose (à la betterave?), avec une fine panure croustillante joliment maitrisée, presque « légère » (12 CHF). Alors certes personnellement on n’est pas fan de panais dans l’absolu mais là on a goûté la croûte: qui a dit que la friture ne pouvait pas paraître légère?
  • du Kyopoolu, feta et flatbread (12 CHF), soit une salade d’aubergines et poivrons grillés à l’ail et huile, saupoudrée de feta émiettée. Fondante et fraiche.
  • Charred Kapia Peppers, polenta du Gros-de-Vaud et ezme (23 CHF), soit une base de polenta mouillée surmontée d’un duo de poivrons rouges grillés d’une salade de tomates turque avec des herbettes.
  • Pork Belly Brochette (23 CHF), présentée sur un grand plateau avec un grand pic de métal et pensée pour être mangée à la main dans les tranches de pain plat qui tapissent le plat. Pas mal mais avec une viande un poil sèche selon les morceaux.
  • Chawarma au poulet mariné, pickles de betteraves et toum, une sauce à l’ail libanaise (23 CHF): même concept que le porc, mais en version ultra-tendre et bien goûtue. Avis aux palais sensibles ou aux clients qui seraient en rendez-vous galant: la sauce est très, très aillée. Donc résistante. Hormis cela, c’est le plat principal qu’on a préféré car l’assaisonnement de la viande était bien réussi.
  • un baklava aux noix, avec un peu de yoghourt aux zestes d’agrumes (12 CHF), vraiment généreux et très bon. Vu la taille et la quantité de noix et miel qu’il comportait, un dessert pour deux suffit amplement!

Bon point pour les végétariens et végétaliens, la moitié les plats sont pour eux: la carte propose en effet (en plus de la polenta aux poivrons) une salade de betteraves jaunes et rouges, radis, oeuf à la coque et vinaigrette au tahiné (18 CHF) et du chou fermenté, haricots blancs et riz sauvage.


L’Auberge de Beaulieu
15, Avenue Bergières
1004 Lausanne
Suisse
+41 21 683 03 03
https://aubergedebeaulieu.ch
Instagram: @aubergebeaulieu
Facebook: @aubergebeaulieu

Dernière visite: samedi 22 mai 2021- 20h – env. 40 CHF / 38 € par personne 

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