Coup de coeur: situé sur la place de la nouvelle gare des Eaux-Vives depuis mars 2020, cette adresse stylée propose une excellente cuisine italienne se concentrant sur des pâtes et pizze, le tout dans une ambiance vivante doublée d’un service charmant. Le chef espagnol Andrés Arocena, également derrière la bien-aimée étoilée La Micheline à deux pas, imagine la carte avec son équipe, donc cela ne peut être que bon.




Ouvert juste avant le confinement (et donc fermé aussitôt…), Gigi a rouvert le 11 mai 2020 et n’a pas désempli depuis: une affluence méritée au vu du niveau des assiettes proposées. Compter 22-28 CHF pour une entrée, 32-38 CHF pour un plat (pâtes, viandes ou poissons), 25-32 CHF pour les pizze et 14 CHF pour un dessert.

En parcourant l’article de 2020 du Temps qui donne un bel aperçu de ce chouette endroit, on avait découvert que le chef, Andres Arocena, est passé par le 3* basque Martín Berasategui (un des trois restaurants 3* Michelin de la région de San Sebastián aux côtés d’Arzak et Akelarre) ainsi qu’au Palace de Lausanne où il a secondé l’actuel jeune retraité Edgard Bovier. Plutôt pas mal du tout donc. Pour les curieux, mentionnons également l’article de la Tribune de Genève, avec un focus sur leurs délicieuses pizze.
La porte d’entrée donne sur un bar verduré et la cuisine ouverte, tandis que l’espace tout en longueur se divise en 2 salles colorées et chaleureuses.
A gauche: des petites tables de café; à droite, une longue table haute à partager entre une vingtaine de convives ainsi que 2 tables rondes entourées de canapés idéales pour des petits groupes.



Un soir de juin 2020 dans une salle pleine puis idem un soir de mars 2026, on y a goûté:
- (2026) les excellents calamaretti crousti-frits (25 CHF), servis avec un aïoli à l’ail & du pimentón de la Vera. Ils figurent sur la petite carte pour l’apéro qui n’est pas automatiquement présentée avec la carte du soir, donc cela vaut vraiment la peine de la demander.



- (2026) de l’ultra fondante cecina de boeuf Angus (charcuterie espagnole), servie avec du pan con tomate à la Catalane bien léger (26 CHF). Elle se mange toute seule, clairement.

- (2026) les exquis tagliolini au gambero rosso (35 CHF), pesto d’amandes et citron, spaghetti de courgettes et basilic. Cuisson parfaite, crevettes fondantes, sauce onctueuse et intense en goûts équilibrés: au top, tout simplement.

- (2026) le suprême de volaille, sauce morille et asperges, pommes de terre nouvelles, un plat que la Comparse du jour (une habituée des lieux) a carrément mangé 4 fois ce printemps (mais quelle idée…avec tous les plats à goûter de la carte! Bref. Vu le niveau de la sauce, tout le pain maison (excellent soit dit en passant) y est passé direct.

- (2026) les fraises gariguette au top du goût cachées sous du yogourt grec en textures (14 CHF), avec de la mousse aérienne qui a conquis la Comparse du jour. Comme quoi, derrière un intitulé simple peut se cacher un addictif dessert.

- (2026) la mousse intense au chocolat noir Guayaquil 64%, glace noisettes du Piémont (14 CHF), plaisante et goûtue, d’une taille qui aurait juste pu être peut-être un poil plus grande pour les grands appétits

- (2026) le tiramisù façon Gigi (14 CHF), fort en café, avec une mousse bien fluide. Les biscuits étaient très imbibés (un poil trop à notre goût), et une petit pipette permet de rajouter du liquide selon l’envie.

- (2020) une excellente Caponata de Sicile et anchois mariné (aubergines, courgettes, tomates de la région, pignons de pin, olives, câpres, basilic frais, tranche de pain craquant toasté, anchois mariné, 14 CHF en petite entrée). Une très belle entrée, aussi élégante que savoureuse, agrémentée de poudre en pistache. Fraiche et acide, avec un anchois dont la chair fondait sur la langue: on recommande chaudement.

- (2020) une calamarata (pâtes traditionnelles de Naples en forme d’anneaux plats, calamaretti, tomates datterino, piments, olives taggiasche, basilic frais, 26 CHF), gourmande et très bien réalisée

- (2020) une belle pizza Friarelli et saucisse au fenouil (sauce de tomates San Marzano, fior di latte, friarelli, saucisse au fenouil, Grana Padano, huile d’olive extra vierge, 23 CHF). Les friarelli (brocolis-rave) étant en rupture de stock ce jour-là, ils ont été remplacés par un autre végétal rappelant leur amertume, et cela convenait très bien. La pâte était crousti-moelleuse, fine au centre et rebondie sur les bords, juste excellente. Une des meilleures pizze mangées à Genève, clairement! Les morceaux de saucisse étaient bien parfumés et la garniture équilibrée en général, pour un tout bien réussi. Décidément, il semble que le quartier soit l’endroit parfait pour les fans comme nous de pizze aux bords rebondis (de l’autre côté de la place, on avait déjà beaucoup aimé celles de Scaramù)


Concernant les plats zieutés aux tables voisines, on a noté que les gnocchi maison alla Norma bien dodus avaient l’air dingues, tout comme toutes les pizze qui sortaient du four. En fait, toutes les assiettes qui défilaient donnaient envie…

Est-ce qu’on y retournera? Carrément, pour goûter d’autres plats (le choix était cornélien) et pour profiter de la terrasse.
Appréciation subjective: 18/20
Gigi Cucina & Bar
11, avenue de la Gare des Eaux-Vives
1207 Genève
Suisse
+41 22 840 03 41
www.gigicucinabar.ch
Instagram: @gigi_cucinabar
Facebook: @gigicucinabar
Dernier miam: jeudi 26 mars 2026 – 19h – environ 100 CHF par personne le soir





Pas de commentaires