Billets culinaires

Au Chat Noir (Lausanne)

Un vrai coup de coeur: c’est notre bistronomique préféré de Lausanne, tout simplement! Pour ses assiettes à la fois précises, gourmandes et assaisonnées à la perfection, le tout dans une ambiance à la fois détendue et distinguée sur les bords. 

S’il fallait le situer par rapport à un autre coup de coeur lausannois, on dirait que c’est un peu le pendant bistronomique « urbain » de l’Auberge de l’Abbaye de Montheron, mais avec une cuisine plus française  (le Chef Stéphane Chouzenoux vient du Sud-Ouest) et avec un cadre plus classique. Ici, on se retrouve dans une belle brasserie d’époque avec boiseries, banquettes bordeaux et grands miroirs. 

La salle du bas débute par une table d’hôtes utilisée comme « table à partager » quand l’endroit est complet, tandis que la salle en demi-hauteur est elle décoré de photos de comédiens en noir et blanc (l’Opéra est à deux pas). 

Niveau clients, la moyenne d’âge n’est pas toute jeune (à vue de nez, 45 ans), et les prix sont à la hauteur des réalisations: on comptera 23-29 CHF pour une entrée, et 40-57 CHF pour un plat. Bon à savoir: le midi, le plat du jour n’est qu’à 19 CHF et le menu 33 CHF, ce qui est hypra intéressant.

Après 2 premières visites en 2018 et 2019 (voir archives ci-dessous), on y est enfin retournée en novembre 2021 de façon improvisée après une pièce de théâtre, et ô bonheur il a été possible de s’y attabler (prise de la dernière commande à 21h45). On y a donc partagé:

  • une ardoise de jambon de bellota et tartines de pain à la tomate (29 CHF), une entrée en matière qui nous avait marqué lors de notre première visite ici en mars 2018. A l’époque, les tranches de jambon étaient cependant plus fines, en mode « chiffonnade », donc sublimes. Le jambon est à présent servi en grandes tranches, ce qui est certes toujours agréable en bouche mais moins charmant. Un peu dommage, donc.
  • un duo de seiches tout douces et ultra-tendres à l’encre, farcies à la morue (24 CHF), très bonnes.
  • un ex-cel-lent filet de boeuf dodu, nappé d’une sauce aux cornes d’abondances et foie gras tout aussi sublime (57 CHF). Le socle de fines tranches de pommes de terre fondantes à coeur mais crousti-frites sur les bords étaient très justes: un plat qui rend l’estomac heureux, clairement!
  • une belle omelette norvégienne (15 CHF de tête), flambée à table, avec une base à la pistache très gourmande et une meringue aérienne. Très réussie.
  • une tarte chocolat-praliné (15 CHF sauf erreur), très élégante, et plus « légère » qu’elle n’y paraissant tout en restant fortement gourmande. La pâte était canonissime, bien chocolatée, et le tout bien équilibré. Tip top. Si on a bien entendu, un nouveau chef pâtissier venant de l’Hôtel de la Paix a rejoint l’équipe récemment.

On a réalisé après coup que les mignardises habituelles avaient manqué à l’appel cette fois, malgré un service présent tout le long du repas. Malgré ce détail, c’est le genre d’adresse dont on ressort joyeusement repu, avec ce sourire caractéristique provoqué par les belles découvertes. Une valeur sûre!

Est-ce qu’on y retournera? Absolument, pour tester d’autres plats vu qu’ils changent régulièrement.

Note subjective: 18/20

2021: 15/20 (3 toques) au GaultMillau

***

Archives d’un repas d’avril 2019:

Un vendredi soir où on a réussi à dégoter une table en dernière minute (réservation hautement conseillée le vendredi soir donc, vu que l’adresse ferme le weekend), on y a partagé:

  • des mini-malakoffs, bien dorés et goûtus. Les malakoffs étant plutôt rares sur Lausanne, on était ravi d’en découvrir ici! La base de pain aurait pu être moins huileuse/plus égouttée cependant.
  • le poulpe grillé aux betteraves colorées (24 CHF), avec purée de pommes de terre, huile d’olive, olives et ciboulette, un ensemble méditerranéen juste sublime. Cuisson du poulpe parfaite, assaisonnement citron-piment d’Espelette de la purée de pommes de terre parfaite, fines chips de pain grillé noir parfaites. Tout était excellent, maîtrisé. Le poulpe semble être une valeur-sûre ici car il y a un an, on avait pris une tartelette de poulpe à la gallega qui était à s’en relever la nuit également…
  • l’oeuf cassé aux asperges vertes et oseille (23 CHF), frais et tonifiant avec l’acidité de l’oseille
  • en poisson du jour, le rouget sauce aïoli (48 CHF), accompagné d’artichauts, de fèves vertes et d’olives, hautement délicieux. Une tranche de pain moelleux tartinée d’oignons confits se cachait sous le poisson, apportant une douceur qui contrebalançait le caractère certain de l’aïoli. Les autres plats principaux zieutés aux tables voisines semblaient tout aussi zéro light comme on les aime (vive les sauces et l’huile d’olive).
  • un macaron framboise-rhubarbe (13 CHF), accompagné de sorbet cassis (de tête), gourmand en fruit
  • un duo de quenelles de sorbet maison à l’orange sanguine (4.5 CHF), très réussi et vraiment généreux
  • en mignardises: verrine de cheesecake et jolis mendiants noirs logotés avec la sympathique silhouette du Chat Noir

Lors d’un précédent dîner en mars 2018, on y avait également testé une autre entrée figurant toujours à la carte: le jambon de Bellota et sa tartine de pain grillé à la tomate (29 CHF). Juste excellent, très finement tranché et donc presque « léger ».


Au Chat Noir
27, rue Beau-Séjour
1003 Lausanne
Suisse
+41 21 312 95 85
www.facebook.com/auchatnoirlausanne/

Dernière visite: mardi 23 avril 2019 – 19h – env. 75 CHF / 65 € par personne

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