Critiques

Le Lyrique (Genève)

Institution de 1881 jouxtant le Grand Théâtre, le Lyrique a clairement du potentiel pour redevenir une adresse genevoise courue: son service est l’un des tout meilleurs qu’on ait croisés dans la ville, et sa nouvelle déco intérieure a su garder l’âme du lieu tout en se parant de contemporanéité.

Si nos souvenirs sont bons, on y était allé une fois entre copines il y a une quinzaine d’années, pour un dîner classique (tant au niveau des murs que des assiettes), au milieu d’habitués d’un certain âge. Il y avait alors peu de « jeunes » clients, contrairement à maintenant. La grande terrasse est restée inchangée, bordée de verdure avec son look de brasserie à la parisienne.

Reprise en 2017 par le banquier privé Nicolas Gonet (un habitué du lieu), l’adresse connu plusieurs mois de fermeture, afin que les murs et plafonds aient droit à un coup de neuf. Résultat? Un nouveau vert pimpant sur les murs (qu’on a beaucoup aimé pour son côté sûr de lui mais qui a apparemment a été critiqué par certains, « trop moderne ») et des moulures des plafonds soulignées de manière simple et efficace par la même équipe en charge de la Scala de Milan (si on a bien suivi, car on a eu droit à une foule d’anecdotes oralement: le serveur qui nous a accompagné dans la salle de derrière avait des étoiles dans les yeux en parlant de l’implication de tout le personnel pendant les travaux, et ne tarissait pas de détails. Très beau moment de partage et de considération de la clientèle).  

À la carte, compter 9-27 CHF pour les entrées, 28-49 CHF pour les plats et 6-10 CHF pour les beaux desserts maison, dont on conseille d’aller zieuter une partie de la sélection dans le grand chariot avant de faire son choix. La brigade a en effet un chef pâtissier dédié, et ça se voit. Pour les petites faims sucrées, on a noté la présence intéressante de demi-desserts (tiramisù et mousse au chocolat) et de crêpes. L’endroit étant ouvert du matin au soir non-stop, on peut y aller pour le petit-déjeuner, le tea-time et l’apéro entre les services du midi et du soir. Le midi, un plat du jour à 20 CHF est proposé, ce qui est plus que correct pour le quartier.

Petit détail pour les amateurs de frites: alors que les bien bonnes chips servies en guise de bienvenue sont faites maison, les frites ne le sont malheureusement pas. Elles ne sont pas mauvaises, mais c’est juste dommage.

La clientèle ce samedi soir-là (Nuit des Musées) était variée en âges, globalement bourgeoise sur les bords avec des touristes ci et là. L’ambiance était vivante et pas désagréable, ni guindée ni à la bonne franquette, peut-être un poil neutre (on suppose que ce doit être plus animé en semaine).

Pour un dîner dans la salle de devant, côté boulevard du théâtre, on y a donc pris:

  • un Club Sandwich Lyrique au roastbeef et poulet (28 CHF), servi normalement avec des chips maison mais qu’on a demandé avec des frites car ça nous disait plus (avant de nous apercevoir qu’elles, elles n’étaient pas maison). Bien fait, frais et moelleux, simple et efficace.
  • un élégant tartare de boeuf (38 CHF), servi avec des tranches de pain de campagne, des chips maison et des courgettes sauce au pesto, bon mais avec un assaisonnement qui manquait un peu de peps (pas de piquant, de peps) selon le Comparse qui l’a commandé. Déception globale pour le prix.
  • un mille-feuilles aux framboises à la crème vanille Bourbon (8 CHF), bien réalisé mais à la crème peu sucrée. Trop peu à notre goût. 
  • un café gourmand (10 CHF) correct mais malheureusement pas incroyable, composé d’une tartinette aux pommes caramélisées (fruits fondants mais pâte à gâteau un peu fade), d’un macaron très bien fait mais trop sucré, d’un opéra Lyrique avec une base de feuillantine tout chocolat et d’une bonne panna cotta. Après avoir vu la très belle vitrine de desserts, nos attentes étaient peut-être un peu trop élevées?

On sort rarement d’un établissement avec le sentiment d’avoir eu droit à un très beau et grand service, avec un vrai esprit « famille ». C’est ce qui nous a le plus marqué, car c’est devenu si rare!

Est-ce qu’on y retournera? Clairement, dans l’optique d’une seconde chance, notamment pour tester d’autres desserts et pour son sublime service.

Note subjective: 12/20

Ps: pour ceux que cela intéresse, on a trouvé cet article de la Tribune de Genève autour de l’importance du personnel pour le Lyrique très touchant. Chapeau! https://m.tdg.ch/articles/23264755


Le Lyrique
12, boulevard du Théâtre
1204 Genève
Suisse
+41 328 00 95
www.cafe-lyrique.ch
Instagram: @lelyrique
Facebook: @cafelyrique

Visite: samedi 18 mai 2019 – 20h30 – env. 50 CHF / 44 € par personne

Post Précédent Post Suivant

Vous aimerez aussi

Pas de commentaires

Répondre

*