Critiques

Tablar (Genève)

Fraîchement ouvert mi-mars 2019, le bar à manger Tablar a remplacé le bien-aimé Neptune*. Toujours sous la houlette du Chef Nicolas Darnauguilhem, le Tablar ne vise plus le bistronomique (et les pressions qui vont avec) mais propose de petits plats à partager dans une ambiance vivante, à la bonne franquette.

Niveau déco, c’est le même style que chez son voisin, le Tabouret bar: plantes vertes perchées, verres à vins suspendus et longues tables hautes recouvertes d’une sorte de gravier surmonté de plexiglas fluo.

Les réservations n’étant pas au programme, l’idée est de se pointer tranquillement et attendre qu’une table ou place au bar se libère, dans le cas où c’est plein (ce qui semble être souvent le cas). L’occasion de patienter en sirotant un thé froid maison bien parfumé ou son verre de vin (toutes les boissons sont naturelles ou maison). Très sympas, les serveurs sont disponibles et dynamiques, en accord avec l’esprit sans prise de tête de l’endroit, qui a l’avantage de servir jusqu’à tard.

Joliment dessinée à la main, la carte est courte et se concentre sur des mets sans trop de fioritures: asperges blanches des Landes (26 CHF), huîtres n°3 (5 CHF/pièce), mesclun printanier (7 CHF), poireaux vinaigrette (11 CHF), coques à la marinière (22 CHF), joli ciselé d’onglet de boeuf fumé (16 CHF, zieuté sur une table voisine car il avait une bonne tête), côte de boeuf rassie 8 semaines, saucisse au chou vaudoise (16 CHF), maquereau à la braise (17 CHF), vieux gruyère (9 CHF), chèvre affiné de chez Côme (11 CHF) ou encore île flottante (9 CHF), en plus des 4 propositions qu’on a choisies:

  • une belle tranche de « pâté creusois de ma mémé » (12 CHF), soit un gâteau aux pommes de terre dodu, très beau, généreusement servi avec une bonne dose de persil frais.
  • un « houmous comme jamais » (8 CHF), correct mais tendant vers le fade, avec un côté un poil brut (masse non finement mixée). Le pain maison au levain qui l’accompagnait était bien bon.
  • un oeuf parfait, grosses feuilles d’épinards, câpres et longs radis (12 CHF), bien réalisé mais peu surprenant dans sa composition et pas hyper salé.
  • un Paris-Brest (14 CHF), fait minute, excellent. Le menu avertit d’ailleurs le client avec une mention « Attention tuerie ». Pâte à chou légère, garniture généreuse parsemée de noisettes caramélisés: le meilleur pour la fin!

Pour les nostalgiques du Neptune, si on a bien suivi il sera possible le midi de réserver la table d’hôtes pour déguster un menu plus élaboré. 

Située au fond de la salle, en face de la cuisine ouverte, on peut zieuter depuis cette longue table le travail de l’équipe tout en dînant, et observer le dressage de son Paris-Brest.

A l’extérieur, la terrasse s’annonce bien sympathique et spacieuse (elle prolonge celle du Tabouret Bar).

Est-ce qu’on y retournera? Peut-être, pour l’ambiance et tester d’autres plats comme l’onglet de boeuf. Dans un positionnement « bar à manger à tendance cool », le Bombar nous a juste plus marqué, s’il fallait comparer.

Note subjective: 14/20

*Notre passage au Neptune date de plusieurs années mais on en avait gardé un souvenir remarquable d’un bricelet aux herbes des Alpes, juste dingue (de tête). 


Tablar
38, rue de la Coulouvrenière
1204 Genève
Suisse
+41 22 320 15 05
www.leneptune.ch (le site n’a apparemment pas changé de nom)

Visite: mercredi 27 mars 2019 – 20h – env. 35 CHF / 30 € par personne

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